Mieux habiter commence par mieux transformer

À l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat, le 5 octobre 2026, les Nations Unies placent au cœur des échanges un enjeu essentiel : garantir un logement adéquat pour tous. Derrière cette ambition universelle se pose une question très concrète pour les acteurs de la ville, de l’immobilier et de l’ingénierie : comment créer des lieux de vie accessibles, confortables et résilients tout en réduisant notre pression sur les ressources et les écosystèmes ?
Journée mondiale de l’habitat
05 Oct.

Pour verticalsea, une partie de la réponse tient sans doute dans un changement de point de vue : avant de construire davantage, apprendre à mieux connaître, adapter, transformer et régénérer ce qui existe.

Habiter, ce n’est pas seulement disposer d'un toit

Un habitat adéquat ne se résume pas à quelques mètres carrés protégés des intempéries. Il doit permettre de vivre dignement, dans un environnement sain, confortable et accessible. Il doit aussi être capable de faire face à l’évolution des usages et aux conséquences du changement climatique : vagues de chaleur, pluies intenses ou renchérissement des ressources énergétiques par exemple.

Le bâtiment est à la croisée de la résilience climatique, du confort thermique, de la santé publique et de l’accès à l’énergie. Sa conception durable passe alors autant par l’innovation que par des principes parfois très simples : implantation, orientation, protection solaire, ventilation naturelle, adaptation à des conditions très locales. Des solutions mises en œuvre l’été dernier lors des épisodes caniculaires ont démontré que la simplicité et le bon sens pouvaient aussi être de la partie.

Autrement dit, la performance d’un habitat commence  par son adéquation à son contexte.

C’est la conviction portée par verticalsea: un bâtiment durable doit être cohérent avec son environnement, adapté à ses usages et capable d’évoluer dans le temps.

Le bâtiment le plus durable est parfois celui qui existe déjà

Cette réflexion conduit naturellement à interroger notre rapport à l’existant. Pendant longtemps, construire du neuf a constitué la réponse privilégiée à l’évolution des besoins. Mais face au changement climatique et à la pression croissante sur les ressources, la hiérarchie des solutions évolue.

Réhabiliter, reconvertir, réparer, surélever ou réaffecter peuvent permettre d’éviter une démolition et la consommation de nouvelles matières premières : un bâtiment peut tout à fait conserver sa structure et son identité tout en gagnant en performance énergétique et en confort.

Cette logique rejoint une conviction qui traverse nombreux de nos projets : transformer l’existant lorsque cela est pertinent, plutôt que repartir systématiquement de zéro. Réhabilitation, réemploi et adaptation sont des leviers structurants de la transition.

Passer d’une logique de consommation à une logique de ressources

La transformation de l’habitat suppose également de regarder autrement les matières qui composent nos villes. Dans une économie linéaire, un matériau est extrait, utilisé puis jeté. Une économie circulaire cherche au contraire à prolonger sa valeur : réemploi, réutilisation, recyclage ou conception démontable.

A l’occasion de cette Journée mondiale, l’UNESCO met notamment en avant le regain d’intérêt pour le bois, la terre et d’autres ressources naturelles ou locales, tout en rappelant que la réduction de la consommation de matière constitue un élément essentiel de la transition.

Cette approche dépasse d’ailleurs le seul bâtiment. Sur les opérations d’aménagement, les sols excavés eux-mêmes peuvent devenir une ressource du projet : préserver les terres en place, identifier les possibilités de réemploi et régénérer les sols dégradés permettent de réduire les transports, les apports de matériaux et les émissions associées. C’est précisément l’approche qu’explore aujourd’hui verticalsea sur plusieurs projets de reconversion.

Faire du climat et du vivant des données de conception

Mieux habiter suppose enfin de dépasser l’échelle du bâtiment. La qualité d’un logement dépend aussi de ce qui l’entoure : présence d’ombre et de végétation, gestion de l’eau, qualité des sols, continuités écologiques, mobilités, espaces publics et services. Des dispositifs de végétalisation peuvent ainsi contribuer au confort des villes confrontées aux fortes chaleurs.

Pour verticalsea, ces sujets ne doivent plus intervenir comme des corrections une fois le projet conçu. Eau, sols et biodiversité sont désormais des éléments structurants de la conception, afin d’éviter les impacts dès l’amont et de renforcer la capacité des territoires à s’adapter.

L’enjeu n’est donc plus seulement de construire « moins mal », mais progressivement de créer des projets capables de restaurer certaines fonctions écologiques et de produire davantage de qualité de vie.

Construire demain, ou rendre l’existant désirable durablement

Conserver ce qui fonctionne, transformer ce qui peut l’être, réemployer ce qui a encore de la valeur, laisser davantage de place au vivant et concevoir des bâtiments capables d’accueillir plusieurs vies successives : c’est probablement là que se joue une partie de l’avenir de l’habitat, dans notre capacité à conjuguer sobriété, adaptation, usages et qualité de vie.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat, c’est cette ambition que nous souhaitons rappeler : concevoir et transformer des lieux qui restent habitables dans le temps pour celles et ceux qui les occupent et  durables pour les territoires qui les accueillent.

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