Parmi eux, les pièges à faune constituent un enjeu significatif. Un poteau creux, un bassin de rétention aux parois lisses, une baie vitrée réfléchissante, une clôture hermétique ou un ouvrage hydraulique mal franchissable peuvent devenir des dispositifs létaux pour les oiseaux, amphibiens, petits mammifères, insectes ou reptiles.
Ces situations ne relèvent pas d’une défaillance technique au sens classique. Elles révèlent plutôt un angle mort de conception : l’ouvrage est performant pour l’usage humain attendu, mais incomplet dans sa relation au vivant.
C’est précisément sur ce point que l’ingénierie régénérative apporte une réponse. Elle invite à dépasser une logique de réduction d’impact pour concevoir des infrastructures compatibles avec les dynamiques écologiques, et, lorsque cela est possible, contributives à leur restauration.



