Hydraulique et environnement

Intégrer l’eau et les milieux dans la conception des aménagements

L’eau façonne les territoires.

Pluies intenses, ruissellement, inondations,  imperméabilisation des sols les dynamiques hydrauliques conditionnent la résilience des aménagements et des bâtiments.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus uniquement d’évacuer l’eau. Il s’agit de la gérer, de l’infiltrer, de la valoriser et de restaurer les cycles naturels au sein des projets urbains. Nous intégrons l’hydraulique et les enjeux environnementaux dans une approche globale, au service d’aménagements résilients et régénératifs.

L’eau ne peut pas être traitée comme une contrainte secondaire. Elle structure les projets. Chez verticalsea, l’hydraulique est intégré dès l’amont pour concevoir des aménagements compatibles avec les dynamiques de l’eau et des milieux.

Une expertise mobilisée à chaque phase du cycle de vie

  • Analyse du bassin versant et du contexte hydraulique
  • Diagnostic des écoulements existants et des risques d’inondation
  • Étude de perméabilité des sols
  • Identification des contraintes réglementaires (loi sur l’eau, zonages…)
  • Définition des principes de gestion intégrée des eaux

  • Dimensionnement des ouvrages hydrauliques (bassins, noues, tranchées drainantes…)
  • Conception de dispositifs de gestion alternative des eaux pluviales
  • Intégration paysagère des solutions hydrauliques
  • Modélisations hydrauliques et vérifications réglementaires
  • Production des pièces techniques (plans, CCTP, DCE)

  • Suivi des travaux d’assainissement et de gestion des eaux
  • Contrôle de la conformité des ouvrages hydrauliques
  • Coordination avec les autres lots techniques
  • Assistance aux opérations de réception

  • Contrôle des performances hydrauliques en exploitation
  • Suivi du fonctionnement des dispositifs d’infiltration
  • Ajustement des solutions en fonction des retours terrain
  • Contribution aux stratégies d’adaptation climatique

Notre approche

Nous considérons que la gestion de l’eau ne se limite pas à dimensionner des ouvrages. Elle consiste à :

  • comprendre les dynamiques hydrauliques du site
  • intégrer les contraintes dans la conception
  • limiter les impacts des aménagements
  • valoriser les fonctions naturelles de l’eau.

L’eau devient ainsi un paramètre structurant du projet, et non une contrainte à corriger après coup.

Gérer l’eau, c’est renforcer la résilience du territoire.

Gérer l’eau à la source

Les approches traditionnelles reposent sur l’évacuation rapide des eaux. Cette logique montre aujourd’hui ses limites. Nous privilégions des stratégies qui :

  • favorisent l’infiltration
  • limitent le ruissellement
  • réduisent les volumes à gérer
  • s’appuient sur le fonctionnement naturel du site.

Intégrer les milieux naturels

Les projets interagissent avec des milieux :

  • zones humides
  • cours d’eau
  • continuités écologiques.

Nous travaillons à :

  • préserver ces milieux
  • limiter les impacts
  • intégrer leurs fonctions dans le projet
  • éviter des dégradations irréversibles.

Anticiper les évolutions climatiques

Les conditions hydrauliques évoluent :

  • intensification des pluies
  • périodes de sécheresse
  • variabilité accrue.

Nous intégrons ces évolutions pour :

  • dimensionner les ouvrages
  • adapter les stratégies
  • sécuriser les projets sur le long terme.

Adapter les projets aux contraintes hydrauliques

Chaque site présente des contraintes spécifiques :

  • topographie
  • nature des sols
  • présence d’eau
  • risques.

Nous adaptons les aménagements pour :

  • sécuriser les projets
  • limiter les dispositifs correctifs
  • garantir leur fonctionnement dans le temps.

Vos questions fréquentes sur l'eau et l'environnement

Oui, un projet en zone inondable n’est pas forcément impossible. Des documents réglementaires existent à différentes échelles, notamment les Plans de Prévention du Risque Inondation (PPRI) liés aux débordements de cours d’eau ou au ruissellement, et définissent les règles applicables ainsi que les usages autorisés. La faisabilité du projet s’apprécie ensuite au regard de sa compatibilité avec ces règlements, de son niveau de vulnérabilité et des mesures prévues pour réduire cette vulnérabilité. Une étude hydraulique permet justement de vérifier cette compatibilité et d’identifier les adaptations nécessaires.

Remarque : l’absence de document réglementaire ne signifie pas l’absence de risque. Un terrain peut être exposé aux inondations même sans zonage spécifique, en particulier en matière de ruissellement, encore peu traité sur une grande partie du territoire. Dans ce cas, une modélisation hydraulique permet de mieux révéler ces risques parfois mal connus, de les objectiver, et d’apporter un cadre technique solide à l’analyse réglementaire du projet.

Tout projet d’aménagement doit aujourd’hui intégrer très tôt ses contraintes hydrauliques et réglementaires. Au-delà du PLU, il faut aussi tenir compte des doctrines locales de gestion des eaux pluviales et, selon les cas, des principes issus de la loi sur l’eau, qui imposent de démontrer que le projet ne dégrade ni les écoulements, ni le fonctionnement hydraulique du site.

Cela suppose généralement un dimensionnement précis des ouvrages de gestion des eaux pluviales. De plus en plus souvent, les doctrines demandent de privilégier l’infiltration, parfois directement en espaces de pleine terre, ce qui peut rendre l’exercice plus complexe. Cela demande un vrai savoir-faire, notamment en contexte urbain dense ou dans les projets de requalification, où les contraintes d’espace, de réseaux et d’usage sont fortes.

Selon le projet et les exigences du service instructeur, le dossier devra comporter une notice hydraulique, une étude de gestion des eaux pluviales ou une étude hydraulique plus complète.

Cela dépend du projet, mais la nomenclature loi sur l’eau comprend de nombreuses rubriques.

Dans le cadre des projets d’aménagement urbain, les plus fréquentes sont souvent la rubrique 2.1.5.0, relative aux rejets d’eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol, avec un seuil de déclaration entre 1 et 20 ha de surface projet + bassin versant amont intercepté et un seuil d’autorisation au-delà de 20 ha, ainsi que la rubrique 3.2.2.0, qui concerne les installations, ouvrages, remblais dans le lit majeur d’un cours d’eau.

La différence entre déclaration et autorisation est importante : la déclaration concerne des projets soumis à un régime plus léger, avec un dossier plus ciblé. L’autorisation vise des projets plus impactants, avec un dossier plus complet, une instruction plus poussée et un calendrier nettement plus long. Ces seuils réglementaires ont donc un effet direct sur le contenu du dossier à produire et sur le planning global de l’opération.

Sur les délais, il faut bien distinguer les deux régimes.

En déclaration, l’administration dispose en principe d’un délai de 2 mois à compter de la réception d’un dossier complet pour instruire le projet. En autorisation, les délais sont beaucoup plus longs car la procédure comprend plusieurs phases d’examen, de consultation et de décision. Il est donc essentiel d’identifier très tôt la bonne rubrique et le bon régime pour sécuriser le calendrier du projet.

Plusieurs techniques peuvent être envisagées pour gérer et temporiser les eaux pluviales : noues, bassins paysagers, tranchées drainantes, structures alvéolaires, revêtements perméables ou encore stockage enterré.

Le bon choix dépend du contexte du site, de la place disponible, de la perméabilité des sols, de la présence des réseaux et des contraintes réglementaires locales, qui privilégient de plus en plus la gestion à la source et l’infiltration lorsque cela est possible.

Sur le plan financier, les solutions les plus intéressantes sont souvent celles qui sont intégrées dès la conception du projet et qui remplissent plusieurs fonctions à la fois : hydraulique, paysagère, urbaine et environnementale. À l’inverse, les ouvrages enterrés ou très techniques peuvent vite alourdir le coût de réalisation et d’entretien.

L’enjeu n’est donc pas seulement de stocker un volume, mais de définir la solution la plus cohérente techniquement, réglementairement et économiquement pour le projet.

Oui, dans certains cas, des aides financières peuvent être mobilisées.

Les projets qui favorisent la désimperméabilisation, la déconnexion des eaux pluviales, l’infiltration à la source ou la renaturation peuvent être accompagnés financièrement, notamment par les Agences de l’eau. Cette logique est aujourd’hui portée à l’échelle nationale, avec des déclinaisons propres à chaque bassin.

Aujourd’hui, l’enjeu ne consiste plus seulement à retirer des surfaces imperméables, mais aussi à mieux gérer les pluies courantes au plus près de leur point de chute. La différence est importante : la désimperméabilisation rend un sol plus perméable, tandis que la déconnexion consiste à ne plus envoyer systématiquement l’eau de pluie vers un réseau, en privilégiant une gestion locale, diffuse et intégrée au projet. C’est précisément cette approche que soutiennent de plus en plus les financeurs publics.

En pratique, une demande de financement s’accompagne généralement d’un dossier technique, souvent appuyé par une note hydraulique afin de démontrer les bénéfices réels du projet.

En résumé, un projet bien conçu sur le plan hydraulique et environnemental peut non seulement répondre aux attentes réglementaires, mais aussi ouvrir la voie à des financements, à condition d’en démontrer clairement l’intérêt technique, environnemental et territorial.

Lorsqu’une DDT demande une modélisation hydraulique 1D ou 2D, l’objectif est de mieux comprendre le fonctionnement réel du site et de mesurer l’impact du projet sur les écoulements. Cette étude permet d’objectiver le risque, de tester différents scénarios et de vérifier que le projet n’aggrave pas la situation existante, qu’il s’agisse d’inondation, de ruissellement ou de débordement.

Une modélisation 1D est généralement adaptée lorsqu’il existe un axe d’écoulement privilégié et que l’analyse porte principalement sur le lit mineur d’un cours d’eau ou sur des écoulements canalisés. C’est souvent le cas, par exemple, pour des projets de confortement de berges.

Une modélisation 2D permet une lecture plus fine de la dynamique de crue, notamment lorsque les écoulements peuvent s’étaler, se répartir selon plusieurs trajectoires ou interagir fortement avec l’environnement existant. Elle est particulièrement pertinente dans les contextes urbains denses, où les axes d’écoulement peuvent être multiples et complexes. L’enjeu n’est donc pas de produire le modèle le plus complexe possible, mais de retenir la modélisation la plus adaptée au site, au projet et à la question posée.

Remarque : la modélisation hydraulique 1D ou 2D n’est pas seulement un outil réglementaire. C’est aussi un outil d’aide à la conception, qui permet d’identifier les points sensibles, d’ajuster le projet en amont et de mieux justifier les choix techniques auprès des services instructeurs.

Oui, un confortement de berge en génie végétal peut être tout à fait solide et durable, à condition d’être adapté au site et bien dimensionné.

Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas une solution “moins robuste”, mais une technique qui travaille avec le fonctionnement naturel du cours d’eau. Avec le temps, la végétation se développe, le système racinaire se renforce, et l’ouvrage gagne en efficacité tout en stabilisant durablement la berge.

Le génie végétal présente aussi des avantages importants sur le plan réglementaire, environnemental et paysager. Il permet généralement une meilleure intégration au milieu, limite l’artificialisation des berges et s’inscrit plus facilement dans les attentes des services de l’État, notamment dans le cadre de la loi sur l’eau ou de projets de renaturation de cours d’eau.

Enfin, ce type de solution peut aussi ouvrir la voie à des financements, en particulier lorsqu’il s’inscrit dans une démarche de restauration des milieux aquatiques portée par les Agences de l’eau ou d’autres partenaires publics.

Remarque : le bon choix ne se résume pas à opposer génie végétal et génie civil. Tout dépend de la dynamique du cours d’eau, des contraintes hydrauliques, des enjeux à protéger et de l’espace disponible. Dans de nombreux cas, le génie végétal est non seulement pertinent, mais plus cohérent à long terme qu’une protection entièrement minérale.

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Portrait Romain Mounier
Romain
Mounier
- Chef de Projet