Tribune
09 Sep.
De la ville surchauffée à la ville robuste et habitable : faisons de la nature une alliée pour régénérer et rafraîchir nos villes !
L’ilot de chaleur urbain n’est plus un concept théorique réservé aux urbanistes et thermiciens du bâtiment. Passé le temps des plans d’urgence et de l’achat frénétique de climatiseurs, l’atténuation et la protection contre la surchauffe urbaine deviennent des données structurantes de l’urbanisme et de l’immobilier. Face à cela, la climatisation généralisée des bâtiments serait une dangereuse fuite en avant. Elle amplifie la surchauffe urbaine, augmente nos consommations d’énergies fossiles (même en France), et évince tous ceux qui ne peuvent s’équiper. La bonne échelle d’action est à la fois celle du quartier, du bâtiment et surtout du Zwischenraum (« l’espace entre-deux ») cher aux urbanistes autrichiens. Tous ces espaces communs (galeries, vérandas, cours intérieures, passages climatisés) peuvent être autant de petits refuges climatiques qui mailleront et renforceront la robustesse climatique des villes.




